Elizabeth Iris @ pexels.com

Une consommation élevée d’additifs alimentaires conservateurs, largement utilisés dans les produits transformés pour prolonger leur durée de conservation, est associée à une augmentation du risque de cancer et de diabète de type 2. Ces résultats proviennent de deux études menées par des chercheurs de l’Inserm, d’INRAE, de l’Université Sorbonne Paris Nord, de l’Université Paris Cité et du Cnam, au sein de l’Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Cress-Eren).

Contexte et méthodologie
Les conservateurs alimentaires, classés en deux catégories (non-antioxydants et antioxydants), sont identifiés par des codes européens allant de E200 à E399. Les chercheurs ont analysé les données de consommation alimentaire et de santé des participants à la cohorte NutriNet-Santé entre 2009 et 2023. Parmi les 58 conservateurs détectés, 17 ont été étudiés individuellement.

Principaux résultats

  1. Risque accru de cancer (The BMJ) :
    Une consommation élevée de conservateurs non-antioxydants est associée à une incidence accrue de cancer, notamment du sein. Certains conservateurs, comme le sorbate de potassium (E202), le métabisulfite de potassium (E224), le nitrite de sodium (E250) et les acétates, sont spécifiquement liés à une augmentation du risque de cancer. Parmi les antioxydants, l’érythorbate de sodium (E316) est associé à un risque accru de cancer du sein.

Lien vers l’étude : The BMJ

  1. Risque accru de diabète de type 2 (Nature Communications) :
    Une consommation élevée de conservateurs (non-antioxydants et antioxydants) est associée à une augmentation du risque de diabète de type 2. Douze conservateurs, dont le sorbate de potassium (E202) et l’acide citrique (E330), sont individuellement liés à ce risque.

Lien vers l’étude : Nature Communications

Interprétation et recommandations
Les chercheurs soulignent que ces résultats, bien que nécessitant des confirmations supplémentaires, s’alignent sur des données expérimentales antérieures. Mathilde Touvier appelle à une réévaluation des réglementations sur les additifs alimentaires et recommande de privilégier les aliments frais et peu transformés.

Source :
Inserm. (2026). Deux nouvelles études suggèrent une association entre la consommation de conservateurs et un risque accru de cancer et de diabète de type 2.
Lien vers le communiqué de presse